pub-7550619745050579 Cohabiter avec nos émotions : Partie 2

Cohabiter avec nos émotions : Partie 2



Prendre conscience de nos schémas d'émotions



Qu'importe la situation ou le contexte que nous vivons, les émotions sont omniprésentes dans nos vies.

Elles influencent nos décisions, nos relations, notre façon de vivre. Il est donc nécessaire de les gérer pour pouvoir en tirer le meilleur d'une situation.

Par exemple, il est essentiel d'apprendre à gérer ses conflits et à négocier, plutôt que de s'emporter et détruire tous les liens que nous avons construits ; de se montrer calme et juste durant un moment où nous répondons aux questions d'une personne même si quelques instants plus tôt, nous avons eu une dispute avec quelqu'un qui vous a mis dans tous vos états.



Nous devons continuellement adapter nos émotions au moment et à l'endroit dans lequel nous nous trouvons, qu'elles soient positives ou négatives, en augmentant l'intensité ou en la diminuant.


Cette adaptation et gestion de nos émotions sont particulièrement importantes si nous ne voulons pas blesser, vexer une personne, ou encore être considéré comme malpoli et mal élevé.

En régulant nos émotions, nous pouvons modifier le type, l'intensité ainsi que la durée.

Nous pouvons également trouver une dimension d'intensité d'activation physiologique, c'est-à-dire, l'activité de notre corps au moment de l'émotion, l'intensité de la réaction émotionnelle.


Exemple : une personne a qui on fait peur par effet de surprise, son corps va déclencher des palpitations, un coup d'adrénaline, une respiration beaucoup plus rapide ; tandis qu'une personne qui est mise face à sa phobie, va non seulement avoir tous ces signaux, mais elle aura également des sueurs, des frissons, des crampes au ventre, des tremblements, ...



Nous aimons être conscients de nos choix et contrôler notre vie, pourtant la plus grande partie du travail de la régulation des émotions se fait en dehors de notre conscience.


Il s'agit donc d'un processus automatique conditionné et ancré, qui nous permet de faire autre chose, et de gagner du temps ainsi que de l'énergie.

Malheureusement, c'est également comme cela que des stratégies de régulation inconscientes non adaptées peuvent aussi s'automatiser.

C'est comme cela que nous pouvons trouver certaines personnes qui évitent toutes situations qui leur font peur, d'autres d'évacuer leur frustration en s'en prenant injustement aux personnes qui les entourent, etc.



Il est bien sûr plus facile d'apprendre de nouvelles stratégies qui s'automatiseront, que de se défaire des anciennes et désuètes stratégies déjà automatisées et bien présentes depuis longtemps.


Nos gênes nous donnent également certaines prédispositions en matière d'émotions, qu'elles soient positives ou négatives, en fonction de notre patrimoine génétique et du transgénérationnel, nous sommes plus ou moins vulnérables au développement de troubles émotionnels tels que l'anxiété et la dépression pour exemple.



Mais comme l'humain est bien fait et que tout est parfait, il est possible d'inverser la tendance en travaillant sur nous pour devenir de moins en moins vulnérables à ces troubles, voir devenir totalement imperméables.


Un autre point en lien à ceci, est que nous héritons également de nos parents la façon dont ils gèrent leurs émotions, ainsi que certaines de leurs émotions qui ne nous appartiennent pas (transgénérationnel).

Il est important donc de pouvoir faire la part des choses, d'analyser et d'identifier les émotions qui nous appartiennent, ainsi que celles qui ne nous appartiennent pas, pour ensuite s'en libérer.


Le dernier point que j'aborderai, concerne les traumatismes.

L'enfance est une période clé dans l'apprentissage de la régulation des émotions et dans la construction de la personnalité.

Les événements que nous vivons dans l'enfance vont influencer le développement de notre cerveau, et donc plus particulièrement, les zones émotionnelles qui lui sont dédiées.

L'exposition précoce à un événement traumatique affecte profondément le fonctionnement cérébral et endocrinien de l'enfant, ainsi que ses structures émotionnelles et psychiques, et selon l'intensité et le type de choc, rendra la gestion des émotions plus ou moins difficile à l'âge adulte.


On remarquera par ailleurs chez les psychopathes, sociopathes -qui ne savent donc pas ce qu'est une émotion, et donc ne peuvent pas la gérer- que leurs zones émotionnelles du cerveau sont presque "gangrenées", inactives, voir même inexistantes.


Cela s'explique par de nombreux chocs émotionnels répétitifs et intenses vécus durant leurs enfances (incestes, viols à répétition, maltraitances en tout genre, ...), fragilisant d'abord toutes les structures émotionnels et psychiques, pour ensuite briser celles-ci à un point de non retour.


Il s'agit d'une réaction du corps/cerveau observée, lorsque celui-ci est malmené à de multiples reprises, soumis à des chocs intenses et violents qu'il ne peut naturellement pas endurer vu qu'il n'est pas programmé pour cela.


On peut retrouver le même style de cas de figure par exemple, avec une personne qui reçoit à intervalles réguliers, des décharges électriques intenses pendant une certaine durée -je pense notamment aux "traitements" utilisés dans les hôpitaux psychiatriques il y a une centaine d'années-, le cerveau finira par ne plus répondre car les structures psychiques profondes auront été détruites.







Sources :

- Dr Martin Desseilles et Dr Moïra Mikolajczak, "Vivre mieux avec ses émotions", édition Odile Jacob 2013

- Daniel Goleman, "L'intelligence émotionnelle, intégrale", édition "J'ai Lu" 2014

- Stéphane Bourgouin, "Dans la tête d'un tueur en série", 1991 https://www.youtube.com/watch?v=8kYWnby-Sec


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