pub-7550619745050579

Affirmer nos différences


J'ai mis longtemps à mettre un mot sur ma personnalité. Défiant les schémas de croyance imposés par la société, j'ai souvent été considérée comme quelqu'un qui s'éloigne trop loin du troupeau.

J'ai souvent été "victime" de la désapprobation de mon entourage sur les choix que je prenais, considérant que je suis quelqu'un d'égoïste et qui ne pense qu'à sa liberté, qui n'en a rien à cure de ce qu'on lui dit et qui ne fait qu'à sa tête quant à ses décisions.

Ce mot définit en grande partie le concept d'une personnalité individualiste.

La LIBERTÉ.

Mais attention à ne pas vous méprendre sur deux faits :


Le premier, et l'amalgame est bien présent :


Le concept d'une personnalité individualiste est différent de celui de l'individualisme en lui-même qui gouverne notre société.


L'individualiste insiste sur l'importance de l'être humain, de ses besoins, ses valeurs, ses envies, ses émotions, ses rêves, son accomplissement. L'être humain est mis sur un pied-d'estale contrairement à l'individualisme qui lui, est un système basé sur les apparences et les faux semblants, dénué de toute forme de compassion humaine ou d’émotions envers son prochain où nous sommes considérés comme un numéro parmi tant d'autres.


L'individualiste peut être altruiste.


Le deuxième :

Quand je parle de liberté, je ne parle pas de la liberté physique.

Je parle de cette liberté de vivre comme notre cœur nous incite à le faire, la liberté de penser par nous-mêmes, la liberté de prendre des choix de vie qui sortent de la rationalité commune à notre société, la liberté d'être qui nous sommes sans devoir nous réprimer, la liberté de vivre sans contraintes ni dépendances d'autres personnes. Voilà une grosse partie de ma définition de l'individualiste.

L'indépendance et l'autonomie mentale.


Malheureusement, ou heureusement devrais-je plutôt dire, cette personnalité n'est pas approuvée par nos tiers et celle-ci est souvent jugée, avec une étiquette de rebelle et de trouble-fête (que ça soit le cercle familiale, amicale, professionnel ou global).


"Malheureusement"

  1. Parce que si nous ne sommes pas conscients que nous sommes des individualistes, nous le vivons très mal. Nous nous sentons ballottés entre l'envie de satisfaire les critères des autres, de nous conformer, et l'envie d'être qui nous sommes, nous concentrant plus souvent sur la première option. Ce qui réprime qui nous sommes et nous plonge dans un mal-être constant dû à l'incompréhension commune.

  2. Néanmoins, un individualiste, même s'il décide de se conformer, il n'en fera toujours qu'à sa tête. Qu'importe le degré de "désobéissance", il le fera, certains s'affirmant plus, et d'autres de façon plus subtile. Cela ne veut pas dire qu'il le fera qu'importe les conséquences, il le fera si ça ne met personne en danger.


"Heureusement"

Parce qu'une fois que nous en prenons conscience, nous apprenons à nous respecter réellement, défendant nos valeurs, nos idéaux et nos visions les poings serrés, prêts à nous battre, bravant et surmontant sans difficulté le regard et le jugement de ceux qui sont dans l'ignorance de leur esprit manipulé par la société. N'accordant plus aucune importance si nous ne sommes pas compris, parce que NOUS SAVONS.

En ce qui me concerne, je prends cela pour une chance, d'être quelqu'un d'individualiste. Mais ça n'a pas toujours été le cas.

J'ai toujours su au fond ce qui était bon pour moi, que ça soit niveau moral, physique, projet, etc. J'ai souvent, par le passé, agi avec le cœur dans mes décisions, mes choix de vie.

Ça n'a pas toujours conduit à des réussites, mais c'est le but de la vie : expérimenter pour prendre des leçons et avancer.

Même si mes décisions n'ont jamais fait l'unanimité et que je me ramassais des remontrances à souhait, je savais.

D'ailleurs, c'est bien simple : plus j'écoutais les autres et faisais comme il m'était dicté d'agir (parents, professeurs, amis, employeur, ...), plus je me cassais la figure.


Et le pire! C'est que je savais qu'en les écoutant pour leur faire plaisir, j'allais me casser la figure. Mais je continuais.



Pourquoi ?

Parce que je pensais qu'un jour, ils me comprendraient et respecteraient qui je suis, que j'aurai un intérêt autre à leurs yeux que le déni et le rejet, que j'aurai enfin droit à de la reconnaissance, de la compassion.

Autant sauter d'un pont directement (métaphore) plutôt que d'avoir cet espoir-là.

Et c'est seulement à ce moment-là, quand j'ai compris tout ça, que j'ai décidé de m'affirmer et de me respecter plutôt que de réprimer qui je suis et être comme les autres voudraient que je sois.


Ça n'a pas été facile. Il a fallu que je commence ce processus en premier avec les personnes qui me sont le moins proche.


Les petits poissons d'abord et le gros poisson à la fin.

Petit à petit, je suis remontée jusqu'à la personne à qui j'accordais le plus de valeur au niveau de ses approbations et de son estime.

Ça a demandé beaucoup d'efforts, beaucoup de temps, beaucoup de guérison par rapport à des blessures anciennes qui m'accablaient encore, et qui assaillaient ma confiance en moi et mon estime.

J'ai du m'y reprendre à plusieurs fois, tellement son emprise sur moi était grande, mais j'y suis enfin arrivée. Et le jour où j'y suis arrivée, j'ai ressenti un tel sentiment de soulagement et de délivrance que je ne peux l'expliquer.

Ce gros poisson, c'était MOI-MEME.

LIBRE.


Dès tout petit, on vous dit comment vous comporter, comment parler, comment penser, on projette sur vous des attentes pour votre avenir, dépassant la limite en ayant ce sentiment d'obligation plutôt que de choix.

Vous grandissez avec cette envie constante de ne pas vouloir décevoir les personnes à qui vous portez le plus de crédit, cherchant constamment leur estime, leur reconnaissance et leur considération.


On ne peut pas en vouloir à ces personnes-là qui nous ont dicté nos vies, ils en sont eux-mêmes victimes et sont passés à l'âge adulte avec ce schéma-là.


Premier schéma :

Aller à l'école, faire de bonnes études universitaires ou de haute école pour avoir un diplôme qui permettra de bien gagner sa vie, et pour pousser le vice plus loin, chez certain, pour devenir riche.

L'art, quel qu’il soit, passe au second plan, estimé pas sérieux, comme un passe-temps, qui est réservé aux plus rêveurs et qui ne paie pas suffisamment pour bien vivre.


Deuxième schéma :

On tombe amoureux, on attend l'approbation de nos parents sur notre heureu(se)x élu(e), s'ils disent non, on se résigne avec beaucoup de souffrances et on trouve quelqu'un d'autre.

S'ils approuvent, on s'engage, on se marie, on fait des enfants, on achète une maison avec un jardin, on a un chien avec sa belle petite niche.


Troisième schéma, et là je me dresse sur un terrain dangereux :

La religion, quel qu’elle soit, je n'en vise pas une plus que d'autres.

On a des traditions, que nos ascendants tiennent à cœur, qu'on doit respecter à la lettre au risque d'être rejeté même si, au fil des années, certaines traditions de certaines religions ne sont plus si importantes.

Malgré tout, on ne peut pas nier que certains adeptes suivent à la lettre celles-ci, réprimant s'il le faut, ce que leur dicte leur cœur pour ne pas sortir des cases.



Je pourrai en citer bien d'autres, mais ceux-là me semblent principaux. Qu'on soit individualiste ou non, la personne qui dit qu'elle ne se reconnait pas un minimum dans tout ça, se voile complètement la face.



Il n'y a que vous pour vivre votre vie, et cela n'est possible qu'en prenant les décisions qui vous tiennent à cœur sans agir à la lettre comme les autres vous dit de le faire. Vous devez avoir confiance en vous et ne vous fier qu'à vous, à votre intuition.



Ce n'est pas les autres qui assumeront les choix que vous entreprenez à contre-cœur, mais vous seuls.

Ce n'est pas eux qui vivront votre vie à votre place, mais vous seuls.


J'ajouterai à ce concept d'individualiste, quelque chose qui m'est complètement personnel.

Cette notion ne s'arrête pas seulement à la liberté, mais bien plus loin. Elle implique une tolérance des autres sans limites, un discernement, des remises en question constantes sur ce qui nous entoure.

Elle implique aussi une vision des autres individuellement.


Je m'explique.

Je ne me suis jamais sentie vraiment à l'aise de me retrouver en groupe avec d'autres personnes, parce que les gens en groupe et individuellement ne sont pas les mêmes. J'éprouve d'autant plus de plaisir à partager des moments avec une personne seule, car celle-ci sera plus authentique qu'en groupe.


Chaque personne mérite d'être connue pour ce qu'elle est vraiment, pour ce qu'elle défend, ce qu'elle désire au plus profond d'elle-même. Même si je vois venir en vous la possibilité de dire que je suis utopiste ou que je nage dans le pays des bisounours, pour moi chaque personne est bonne au fond d'elle-même et mérite du respect et de l'amour. Ce qu'elle en fait m'est bien égale, c'est son choix et je le respecte.


Chaque personne a été blessée dans le passé, torturée parfois par la culpabilité, ce qui peut affecter son caractère.

Chaque personne a le droit d'avoir été blessée et mérite la chance de pouvoir guérir pour être une meilleure version d'elle-même et avancer.


Les individus qui se plaisent bien dans leur malheur et n'essaient pas de s'améliorer, ne voulant pas avancer et évoluer, c'est leur choix. Un jour ils changeront d'avis. Maintenant, demain, dans un mois, dans 10 ans ou à leur mort, ça n'a aucune importance, ils changeront d'avis.

Ça ne sert à rien de les brusquer ou de les précipiter. Cette seule décision leur revient et il faut le respecter.

Il en va de même pour tous les autres individus. Le respect de leur choix et du chemin qu'ils empruntent.


Les personnes qui dictent vos vies, et qui prétendent vous respecter ne le font pas vraiment.

S'ils vous respectaient, ils vous laisseraient faire vos choix et vous tromper, sans vous juger ou vous menacer de vous rejeter si vous ne suivez pas ce qu'ils vous disent, sans paniquer et vous transmettre leur anxiété de la souffrance liée à l'échec.

S'ils se sentent offusqués que vous ne les ayez pas écoutés, c'est leur problème.

Vous n'avez pas à être victime de leur besoin de contrôle, acculé par la fierté et l'orgueil qui les rongent.

Le monde changera et ira mieux le jour où tout le monde aura cessé de réfléchir et d'agir en fonction des autres, et sera autonome dans leurs idées et dans leurs décisions.



Vivez vos rêves sans obstacles, votre seul obstacle est celui pour lequel vous donnez de l'importance, vivez ce que votre cœur vous dicte, et vous atteindrez un épanouissement complet de votre être et un accomplissement de soi véritable.✨







@Crédits : Candice, Les Chroniques de Candice

Contactez-Moi

Brabant Wallon

Belgique

Mail: info@leschroniquesdecandice.com

Tel: +32494 05 29 62

  • Facebook
  • Instagram

© 2020 par Candice Dalebroux avec Wix.com